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Jeudi 24 avril 2008

Intervention du Pr Lyon-Caen au sujet de la fatigue dans la sclérose en plaques lors du colloque du 22 avril 2008 "Bouger et créer avec la SEP" à l'Hôtel de Ville de Paris:


La fatigue est un symptôme subjectif ressenti par 50% à 90% des patients atteints de sclérose en plaques.

Il est présenté comme étant le plus invalidant dans 14% à 40% des patients.

C'est aussi bien une asthénie (fatigue généralisée indépendante de l'effort) qu'une fatigabilité à l'effort.

Parfois c'est la cause majeure unique du handicap.

Et pourtant, souvent, dans les centres de rééducation, on prend (prenait) les patients s'en plaignant pour des "margoulins"!
(dixit OLC!)

Dans 20% des cas, la fatigue est un signe prémonitoire de poussée.


On a cherché quelles étaient les causes possibles de cette fatigue spécifique:

Asthénie, fatigue permanente, poussée: dans ces cas, il y a un strubstratum lésionnel qui crée une hyperactivation compensatrice.

Fatigabilité motrice et/ou visuelle à l'effort: c'est un mécanisme concernant les blocs de conduction.

Excès de somnolence diurne, qui concerne 30% des patients: c'est causé par des lésions hypothalamiques (l'hypothalamus étant responsable du système de veile-éveil et de la régulation thermique) et un déficit en médiateurs (hypocrétine)

Déficit attentionnel: comme pour tout le monde lié éventuellement à des états dépressifs

C'est pourquoi il faut conduire une analyse multidisciplinaire de la fatigue pour chaque patient, aussi bien par le neurologue que par les radiologue (localisation des lésions), le physiologue et le psychologue.
Mardi 22 avril 2008
"Rien n'est permanent sauf le changement", c'est sur ces paroles d'Héraclite qu'un des fondateurs de l'ARSEP a débuté la séance plénière de la matinée du samedi 19 avril 2008 au palais des Congrès de Paris....

3 thèmes principaux issus des découvertes présentées au Congrès Franco-Britannique du mois dernier sur la SEP nous ont été expliqués:

Génétique de la sclérose en plaques:
- la SEP n'est pas une maladie héréditaire
- il n'y a pas un gène déclenchant
- il y a un terrain de susceptibilité qui favorise la survenue de la maladie
- en 1972 on a trouvé le rôle du système HLA
- en 2007, deux des gènes impliqués dans la réponse immunitaire (molécules interleukines)
- il reste 50% de la composante génétique de la SEP à découvrir, ce qui aiderait à mieux comprendre le mécanisme de déclenchement de la maladie

Imagerie médicale dans la sclérose en plaques:
- une importance cruciale pour le diagnostic
- semble avoir une valeur pronostique
Il existe de nouvelles techniques d'ilmagerie très sophistiquées qui permettent de mieux voir les lésions pour mieux comprendre:
- Technique du tenseur de diffusion qui permet de voir avec des codes couleurs les faisceaux de fibres nerveuses et d'en faire une cartographie afin d'en voir la désorganisation lors des lésions et la réorganisation lors de la réparation de nla myéline.
- Technique du PET-scan (tomographie par émission de positons) qui permettra de visualiser les régions de destruction de la myéline grâce à une molécule qui se fixe préférentiellement sur la myéline technique mise en place en principe d'ici 6 mois chez l'homme)

Neurobiologie et SEP:
- comprendre les mécanismes de remyélinisation pour favoriser la réparation de la gaine de myéline: dans le système nerveux central, ce sont les oligodendrocytes, les cellules responsables de la fabrication de la myéline
Elles vont pouvoir recréer une gaine de myéline plus fine mais suffisante pour récupérer de la fonction
S'il n'y a pas remyélinisation, on va aboutier à une souffrance et une destruction de l'axone , ce qui va entraîner la persistance du handicap
Sur des modèles expérimentaux de destruction de la myéline, on observe 21 jours après la lésion une remyélinisation liée au recrutement et à l'activation de cellules immatures qui se transforment en cellules productrices de myéline
On va donc chercher à augmenter les facteurs positifs pour ce recrutement et identifier les inhibiteurs (trouver des stratégies expérimentales pour les supprimer)
Mercredi 16 avril 2008

Novartis: FTY720 encore efficace contre la sclérose en plaques (SEP), la 3e année d'étude...


Bâle (AWP) - Le candidat médicament FTY720 de Novartis SA continue de montrer de l'efficacité dans le cadre d'une étude de longue durée, dans sa troisième année. FTY720 est testé dans le traitement de la sclérose multiple (SM). Il pourrait devenir le premier traitement oral contre cette maladie. Des demandes d'homologation sont prévues d'ici fin 2009 aux USA et en Europe, a indiqué Novartis mardi soir dans un communiqué.

Après 36 mois d'étude, le produit continue de montrer une réduction durable des poussées de la maladie. En raison d'un meilleur profil d'efficacité et de sécurité, il a été décidé, après 24 mois, de transférer tous les patients dans le groupe qui reçoit un dosage de 1,25 mg du produit.

Les patients qui, durant les deux premières années du test, ont été traités avec des doses de 5 mg restent à 73% sans poussée de la maladie après 3 ans, contre 77% après deux ans. Pour ceux traités avec la dose de 1,25 mg, le taux des patients sans rechute était de 68% après 3 ans et 75% après 2 ans.

Novartis est convaincu que le produit peut offrir une nouvelle thérapie en prise orale quotidienne, avec de substantiels avantages par rapport aux thérapies traditionnelles.



Mardi 15 avril 2008
Biogen Idec a annoncé aujourd’hui les assemblées plénières de présentation de plateforme et les communications de 17 entreprises qui seront présentées au cours de la 60ièmeréunion annuelle de l’Académie américaine de neurologie.

Ces présentations couvriront quatre composants actuellement commercialisés ou actuellement développés par la Biogen Idec et ses partenaires pour le traitement de la sclérose en plaques (SEP).

Ceux-ci comprennent deux thérapies contre la SEP : TYSABRI’ (natalizumab) et AVONEX’ (interféron beta-1a), ainsi que deux autres agents en cours de développement, le BG-12 (dimethyl fumarate) et le daclizumab.

 "Nous espérpns, grace à ces efforts supplémentaires de recherche et de développement, pouvoir traiter les symptômes de la SEP et éventuellement inverser les effets nuisibles engendrés par la maladie. »

Voici les principaux thèmes des présentations de la réunion :

TYSABRI

L’utilisation de Natalizumab et la sécurité chez les patients souffrant de sclérose en plaque rémittente  : les derniers résultats obtenus par TOUCH’ et TYGRIS 

La sécurité de l’étude de redosage et traitement par TYSABRI (STRATA) 

Analyse statistique des critères cliniques dans les études des thérapies modificatrices de la maladie contre la sclérose en plaque 

La plamaphérèse thérapeutique accélère le déclin de la concentration de sérum Natalizumab chez les patients souffrant de sclérose en plaque  : résultats de l’étude Natalizumab PLEX 

La plamaphérèse thérapeutique augmente la migration de leucocyte à travers une barrière hématoancéphalique in vitro chez les patients touchés de sclérose en plaque et traités au natalizumab 

Le natalizumab augmente la proportion de patients sans activité clinique ou maladie IRM dans la sclérose en plaque rémittente 

Le natalizumab réduit la sévérité de la sclérose en plaque : analyse de patients des études AFFIRM et SENTINEL avec l’échelle de sévérité de la sclérose en plaque 

Douleur chez les patients souffrant de sclérose en plaque : les effets du 

Impact du natalizumab sur la sclérose en plaque basé sur l’expérience de patients : une étude transversale

AVONEX

Progression de l’infirmité sur 2 ans prédit l’infirmité à 8 ans dans les cas de sclérose en plaque rémittente : analyse de l’essai clinique de phase 3 sur l’interféron intramusculaire Beta-1a 

Les patients touchés de sclérose en plaque sous interféron Beta-1a disposent de toutes leurs activités biologiques tant en cas de maladie stable qu’initiale

Sécurité et tolérabilité du premier injecteur automatique monousage entièrement intégré d’interféron Beta-1a par voie IM

L’incidence de lier et de neutraliser les anticorps dans du sérum et liquide céphalorachidien chez les patients souffrant de sclérose en plaque récidivante- diminuante traités avec de l’interféron Beta 

L’efficacité de l’interféron Beta-1a sur les patients touchés de polyneuropathie démyélinisante inflamlatoire chronique (CIDP)

BG-12

Le BG-12 (dimethyl fumarate) est une petite molécule immunomodulatrice en phase III de développement pour les formes rémittentes de SEP.

Efficacité de BG00012 chez les patients souffrant de sclérose en plaque récidivante/rémittente : analyses de sous-groupes de l’étude de phase 2b 

L’activation de Nrf2 et la modulation de la maladie par le BG00012 (dimethyl fumarate) indiquent un double mécanisme d’action anti-inflammatoire et cytoprotectrice 

Daclizumab

Daclizumab est un anticorps monoclonal humanisé spécifique pour le récepteur IL-2 de cellules T en phase II de développement pour SEP.

Un essais multicentrique de phase 2 aléatoire, à double insu, comparatif avec placebo de daclizumab sous-cutané, un anticorps monoclonal humanisé Anti-CD-25, chez les patients touchés de formes actives rémittentes de sclérose en plaque ’ résultats à la 44ième semaine 


Simulateur SEP

Biogen Idec mettra à disposition des participants un simulateur de SEP, leur permettant d’expérimenter les symptômes dont de nombreux patients de SEP souffrent. Le simulateur sera dispnible dans le hall d’exposition durant la réunion.

Copyright Business Wire 2008
Mardi 15 avril 2008

Roche/Genentech: une étude phase-II/III avec Rituxan pour MS rate l'objectif

San Francisco/Cambridge (AWP) - Genentech, filiale US de Roche Holding S et Biogen Idec ont annoncé qu'une étude de phase II/II avec Rituxan (rituximab) pour le traitement de la sclérose multiple sévère (primary-progressive multiple sclerosis - PPMS) n'a pas atteint son objectif primaire.

Les résultats de l'étude seront maintenant analysés en détails et les données présentées lors d'un congrès de médecine, ont indiqué les deux entreprises mardi dans un communiqué.

"Nous sommes déçus que l'objectif primaire de l'étude n'ait pas été atteint, mais cela n'est pas surprenant au vu des défis cliniques posés par la maladie PPMS", a dit Hal Barron, Senior Vice President de Genentech, cité dans le communiqué. "Il y a eu quelques signes d'activités biologiques et on va analyser les données pour mieux comprendre le rôle des cellules B dans la sclérose multiple".

L'étude portait sur l'efficacité, la sécurité et la tolérance de Rituxan chez les malades atteints de PPMS. Elle a touché 439 patients aux USA et au Canada.

(AWP/15 avril 2008 06h40)
On peut pas "gagner" à tous les coups!
Lundi 14 avril 2008

Des données présentées à la réunion annuelle de l’American Academy of Neurology mettent à jour l’utilisation et l’innocuité de TYSABRI(R) chez les patients atteints de sclérose en plaques

Les données supplémentaires d’une étude d’extension présentées indiquent que les bienfaits de TYSABRI sont soutenus pendant trois ans. (source Information Hospitalière)

BOSTON-Biogen Idec et Elan Corporation ont annoncé aujourd’hui que les nouvelles données de l’étude d’innocuité TYGRIS et TOUCH Prescribing Program(TM) confirment le profil d’innocuité indiqué par des études cliniques antérieures sur TYSABRI(R) (natalizumab).

Également présentées lors de la 59ème réunion annuelle de l’American Academy of Neurology à Boston, Massachusetts, étaient les données d’une étude d’extension indiquant que TYSABRI exerce un effet thérapeutique durable sur les rechutes cliniques et le risque de progression de l’invalidité chez les patients atteints de sclérose en plaques (SEP) traités pendant une période allant jusqu’à trois ans. [...]


 Mise à jour sur TYSABRI

[...] D’après les données disponibles aux sociétés au 23 avril 2007, aucun nouveau cas confirmé de leucoencéphalite multifocale progressive  ni d’autres infections opportunistes graves  n’a été confirmé. Les données confirment le profil d’innocuité indiqué par les études cliniques précédentes sur TYSABRI et vont continuer d’accroître les connaissances sur l’innocuité et la tolérabilité à long terme de TYSABRI.

La combinaison de TOUCH, TYGRIS et du registre de grossesses sera le suivi à long terme le plus important jamais entrepris pour un traitement de la SEP, et les sociétés envisagent de continuer à fournir des mises à jour similaires lors des réunions médicales à venir.

Les sociétés ont récemment annoncé qu’à la mi-avril, environ 12 500 patients se sont fait prescrire TYSABRI dans le monde. Dans le cadre d’une utilisation commerciale et d’essais cliniques, plus de 10 000 patients suivent un traitement TYSABRI à l’échelle mondiale.

-- Aux États-Unis, environ 6600 patients suivent un traitement TYSABRI commercial. Près de 10 000 patients sont inscrits au programme TOUCH et 1500 médecins ont inscrit des patients.

-- Dans l’UE, environ 2500 patients ont reçu des perfusions TYSABRI au niveau international dans un cadre commercial, principalement en Allemagne et dans les pays nordiques.

-- Dans le cadre d’essais cliniques, plus de 1000 patients suivent un traitement TYSABRI.


Efficacité TYSABRI soutenue pendant trois ans

Les patients qui ont participé au programme TYSABRI Phase III pouvaient s’inscrire à une étude d’extension ouverte qui évaluait les effets du traitement à long terme. Y étaient inclus des patients de AFFIRM, une étude de monothérapie randomisée, en double aveugle, avec placebo, de deux ans sur TYSABRI qui avait inscrit 942 patients (627 patients prenant TYSABRI, 315 un placebo). Dans AFFIRM, TYSABRI a réduit de 67 % (p<0,001) le taux de rechute annualisé des patients atteints de SEP et de 42 % (p<0,001) le risque d’une progression soutenue de l’invalidité de 12 semaines comparé au placebo.
Dans l’analyse des patients retenus au début de l’essai clinique, le taux de rechute annualisé des patients traités avec TYSABRI pendant la période de trois ans était de 0,23, ce qui se traduisait en une rechute tous les 4,3 ans en moyenne. Le taux de rechute est également resté bas pendant la période de traitement de trois ans avec TYSABRI : 0,27 pendant la première année ; 0,20 pendant la deuxième année ; et 0,15 pendant la troisième année (sur la base de 531 patients participant à l’étude d’extension, parmi lesquels environ 250 patients avaient suivi presque trois ans de traitement continu).

Par ailleurs, TYSABRI réduisait la probabilité cumulative d’une progression de l’invalidité soutenue pendant six mois comparé au placebo. La proportion estimée de patients subissant une progression soutenue de l’invalidité de 24 semaines à deux ans était de 11 % chez les patients traités avec TYSABRI comparé à 23 % chez les patients traités avec un placebo, une réduction relative de 54 %.

Cet effet était maintenu chez les patients traités avec TYSABRI pendant une période allant jusqu’à trois ans, 13 % subissant une progression de l’invalidité soutenue de 24 semaines.

À propos de TOUCH et TYGRIS

Avant de commencer le traitement, tous les patients, prescripteurs et sites administrant les perfusions aux États-Unis doivent être inscrits au « TOUCH Prescribing Program » (« TYSABRI Outreach: Unified Commitment to Health »). TOUCH a pour but de déterminer l’incidence d’infections opportunistes et de facteurs de risque d’IO graves, y compris la LMP, et de suivre les patients pour détecter tout signe et symptôme de LMP tout en promouvant des discussions informées sur les bienfaits/risques avant de commencer le traitement TYSABRI. Les médecins signalent la LMP, les infections opportunistes graves, les décès et l’abandon du traitement sur une base continue.

TYGRIS (« TYSABRI Global ObseRvation Program In Safety ») va inscrire 5000
patients à l’échelle mondiale, dont environ 3000 patients TOUCH. Les patients TYGRIS sont évalués au départ, puis tous les six mois pendant cinq ans. Les chercheurs vont évaluer les données y compris les antécédents médicaux/SEP avant l’administration de TYSABRI ; avant l’administration d’agents immunomodulateurs, antinéoplasiques, ou immunosuppresseurs ; ainsi que tous les événements indésirables graves, y compris la LMP et d’autres infections opportunistes graves, et les malignités.

Les informations fournies dans ce communiqué sont dérivées de rapports volontaires d’événements indésirables. Il est possible que toutes les réactions n’aient pas été signalées, ou que certaines réactions n’aient pas été signalées à Biogen Idec ou Elan de manière opportune.

À propos de TYSABRI

[...]
Dans l’Union européenne, TYSABRI est indiqué comme monothérapie modificatrice de la maladie chez les patients atteints de SEP rémittente active. Étant donné le risque accru de LMP, TYSABRI est indiqué pour les patients présentant une activité pathologique intense malgré un traitement par interféron bêta ou pour les patients présentant une SEP rémittente grave à évolution rapide.

D’après la notice du produit dans l’UE, au bout de deux ans, le traitement avec TYSABRI a entraîné une réduction relative de 68 % (p<0,001) du taux de rechute annualisé comparé au placebo et réduit de 42-54 % (p<0,001) le risque relatif de progression de l’invalidité.
[...]



Dimanche 13 avril 2008

Le 60ème Congrès de l'American Academy of Neurology vient de débuter à Chicago. Il se tient cette année du 12 au 19 avril.

De nombreuses communications auront lieu entre autres au sujet de la sclérose en plaques (études scientifiques, médicaments en phase d'essais cliniques...)

On peut accéder facilement aux différents abstracts à partir de cette page (sous condition de maîtriser légèrement la langue de Shakespeare...)


France INFO y a dépêché son médecin-journaliste: Jean-François Lemoine, le médecin de France Info suit à Chicago un congrès de l’académie américaine de neurologie. Selon lui, il y a de l’espoir à propos de deux maladies : Parkinson et surtout la sclérose en plaques.

On peut écouter en ligne sa chronique dans laquelle il fait part, pour la sclérose en plaque, de la confirmation d’un traitement efficace. Un médicament, anticorps monoclonal,  diminue de près de 80% le nombre des poussées de la maladie. Mais il faut encore confirmer par des études les résultats de ce traitement très coûteux, plus de 10 000 euros par an... (on peut imaginer qu'il s'agit du Tysabri°...)

Mercredi 9 avril 2008
Des souris recevant l'équivalent de six à huit tasses de café par jour étaient protégées contre le développement de la sclérose en plaques dans une recherche de l'Université Cornell présentée à la conférence Experimental Biology 2008.

La sclérose en plaques est une maladie auto-immune du système nerveux central (SNC) dans laquelle le système immunitaire de l'organismeattaque et endommage les cellules nerveuses dans le cerveau et la moelle épinière.

Ce qui permet aux cellules du système immunitaire d'entrer dans le système nerveux central est inconnu. Des recherches précédentes ont indiqué que l'adénosine pouvait être responsable de cette infiltration des cellules du système immunitaire à travers la barrière sang-cerveau
(1).

Les effets stimulants de la caféine sur le cerveau sont en grande partie dus à sa capacité de se lier aux mêmes récepteurs que l'adénosine.

Les chercheurs Margaret S. Bynoe, Jeffrey H. Mills et leurs collègues ont donné de la caféine à des souris afin de tester si celle-ci, en se liant aux mêmes récepteurs que l'adénosine pouvait bloquer son action et ainsi empêcher les cellules du système immunitaire de traverser la barrière sang-cerveau.

Les résultats ont effectivement montré que les souris prenant de la caféine étaient protégées contre le développement de l'encéphalomyélite autoimmune, le modèle animal de la sclérose en plaque.

Une recherche récente a aussi montré qu'un bienfait du café pour la santé serait de protéger contre l'Alzheimer en empêchant le cholestérol de passer la barrière sang-cerveau.

Des protections contre le Parkinson et contre le cancer de la peau sont également des bienfaits de la caféine qui ont été récemment montrés.

(1) Appelée barrière hémato-encéphalique

PsychoMédia avec source:Science Daily
vu également sur le blog de MissBizz

Mercredi 9 avril 2008
Nouvelle cible potentielle pour la thérapie de la sclérose en plaque (SEP)

Les chercheurs démontrent pharmaceutiquement et génétiquement lu rôle d’une protéine appelée collagénase-2 dans le développement de la sclérose en plaque, fournissant un nouveau moyen potentiel de combattre cette maladie débilitante.
La collagénase-2 est un des membres d’une famille de protéines appelée Matrice Métalloprotéinase (MMPs, la collagénase-2 est une MMP8), un large groupe d’enzymes qui détruisent le collagène et d’autres composants du tissu conjonctif du corps.
Les MMPs ont été impliquées dans leur contribution à la SP en dégradant le tissu qui maintien la barrière sang-cerveau, permettant ainsi aux cellules indésirables d’envahir et de briser les nerfs.
 En fait, les MMPs se trouvent en grande quantité dans le sang et le liquide céphalorachidien des individus malades.

A l’aide d’un modèle de souris portant la maladie, Carlos Lopez-Otin et ses collègues effectuèrent deux analyses sur la MMP8 afin de déterminer sa proximité à la maladie.
D’abord, ils développèrent des souris mutantes ayant une déficience du gène MMP8 et observèrent que ces souris possédaient moins de cellules envahissantes dans le cerveau, moins de nerfs endommagés et l’amélioration générale de leur profile clinique.
 Ils administrèrent également aux souris malades un médicament qui bloqua l’activité de la MMP8 et remarquèrent ceci, également, pourrait réduire la sévérité des symptômes de la maladie.
Mises ensemble, ces résultats prometteurs fournissent la première preuve incriminant la MMP8 pour ce qui est du développement de la sclérose en plaques et offrent une nouvelle cible thérapeutique.


 En savoir plus: Auteur: Carlos Lopez-Otin, Department of Biochemistry and Molecular Biology, Universidad de Oviedo Article écrit le 2008-04-09 par © Copyright InformationHospitaliere.com Source: American Society for Biochemistry and Molecular Biology - "EurekAlert!, a service of AAAS" - InformationHospitaliere.com
Jeudi 3 avril 2008
C’est au Salon Hoche que s’est tenu, le 2 avril dernier, le dîner de gala de l’association Technion France sur le thème de la maladie de la sclérose en plaques.

150 invités étaient présents dans la salle. Parmi eux, on a remarqué la présence de Patrick Timsit, Michel Fernandez et de Dominique Farrugia. La majorité des participants était constituée de médecins et spécialistes français et israéliens.

Tous étaient donc réunis pour une même cause : soutenir la recherche médicale en faveur de la lutte contre les maladies neurologiques et plus particulièrement de la sclérose en plaques.

Une maladie qui touche les jeunes adultes mais davantage les femmes (près de deux tiers) que les hommes.

La sclérose en plaques est principalement due à des troubles au niveau des neurones du cerveau qui provoquent un crash cervical et causent un handicap moteur (invalidité importante) à l’image d’un court circuit dans une habitation qui provoque l’obscurité. (?????? le coup du crash cervical, je ne le connaissais pas celui-là!!)

D’après les recherches du Technion de Haïfa, les symptômes de cette maladie sont divers : extrême fatigue, douleurs physiques, troubles du comportement et problèmes sexuels.

Le Technion met au point à travers ses programmes des méthodes de plus en plus sophistiqués encore au stade expérimental : la télémédecine et la téléradiologie en sont des exemples. (???)

Aussi, afin de remédier à la sclérose en plaques, le Technion s’associe à des entreprises pharmaceutiques comme Teva qui a déjà produit un médicament pour guérir ce fléau.

Cette association entre un centre de recherche et une entreprise multinationale témoigne du succès de la silicon valley israélienne et de la culture entrepreneuriale qui la caractérise.

Cette soirée a donc été l’occasion de sensibiliser les publics français et israéliens sur les causes, les effets, les traitements actuels et les défis à relever autour de cette maladie : la sclérose en plaques nécessite en effet des investissements conséquents.

Yoni Abittan

 
 
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