Malgré le développement récent de séquences d’imagerie permettant d’améliorer la détection des lésions corticales (LC) dans la SEP, le nombre de lésions détectées
en imagerie est encore nettement inférieur au nombre de lésions retrouvées au cours des études histopathologiques.
Le but de cette étude est de déterminer dans un premier temps ce que représente, en histopathologie, la variation du signal que l’on mesure en IRM au niveau de ces lésions corticales. De plus,
étant donné que toutes les lésions ne sont pas détectées par l’imagerie, les auteurs cherchent à mettre en évidence une différence entre les lésions corticales visibles à l’IRM et les lésions
non-visibles (mais retrouvées à l’examen histologique), ce qui nous permettrait de comprendre pourquoi les LCs sont si peu nombreuses à être détectées par l’imagerie.
Sur 16 coupes de cerveaux issues de 10 patients différents, plusieurs paramètres ont été étudiés : la densité neuronale, la densité de myéline, la présence de microglie ou de rupture de la
barrière hémato-encéphalique. Un examen IRM qualitatif (FLAIR) et quantitatif (T1, T2 et transfert de magnétisation) a également été réalisé.
Au sein des LC, il existe une perte neuronale significative et un signal T1 et T2 supérieurs comparativement à la SG se trouvant hors des lésions. Les LC visibles et non-visibles à l’IRM sont
identiques d’un point de vue histologique ainsi qu’au niveau des paramètres d’imagerie. Mais, les LC visibles à l’IRM sont de tailles plus importantes que les lésions non-visibles et pour ces
LC visibles, la taille est corrélée avec le taux de démyélinisation de la coupe de cerveau concernée.
Ainsi, les mesures d’IRM quantitatives sont sensibles aux LC de démyélinisation mais cette détection est conditionnée par la taille des lésions, cette dernière étant corrélée au volume lésionnel global : plus le nombre de lésions est important plus les lésions sont grandes et visibles à l’IRM. Ces techniques d’imagerie demandent donc à être encore améliorées afin de détecter ces lésions corticales à un stade plus précoce de leur évolution.
Rapporté par Blandine Grassiot (CHU de Caen) d'après la communication : What does MRI of the MS cortical grey matter measure? A post mortem imaging exploration, .Seewann A et al. Multiple Sclerosis, vol 15, S2 ; Sept 2009 ECTRIMS 2009, Düsseldorf, 9-12 septembre 2009 ► Retrouvez l’abstract en ligne Date de publication : 30-10-2009













Une IRM, comme celle-ci, mais entourée d'une batterie d'ordinateurs pour mieux
comprendre la maladie.




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