À Tourmignies, la municipalité s'est "bougée " pour aider Caroline
« Avant, j'arrivais à la mairie avec des béquilles ; j'avais des vertiges et j'étais exténuée, se souvient Caroline . Les gens voulaient m'aider,
ils sont très gentils mais, moi j'avais besoin de récupérer. »
Souffrant de sclérose en plaques depuis une quinzaine d'années, elle peut, aujourd'hui, se déplacer en fauteuil roulant, la municipalité de Tourmignies, où elle travaille en temps que rédactrice, ayant réussi à obtenir une subvention pour faire aménager la voiture avec laquelle elle vient travailler.
Âgée de 37 ans, mariée et mère d'une fille de 12 ans, Caroline habite Bersée. La maladie l'a frappée alors qu'elle était étudiante et qu'elle travaillait dans un laboratoire spécialisé dans les matériaux nouveaux, à Valenciennes. « J'avais les pieds endormis, des troubles de l'équilibre et puis ce sont les jambes qui ont été atteintes, raconte-t-elle. J'ai arrêté mes études après la maîtrise et il m'a fallu quelques années pour m'en remettre. »
Cette année pour fêter le vingtième anniversaire de la rencontre avec celui qui est devenu son mari, Caroline s'est offert, avec lui, un séjour aux Caraïbes.
« Comme lorsque nous étions partis au Québec, ils ont égaré mon fauteuil heureusement, ils l'ont retrouvé », plaisante-t-elle, même si elle sait que sa maladie va empirer,
et qu'elle avoue qu'un traitement de trois ans par chimiothérapie n'a pas eu de résultat.
La découverte d'un médicament « miracle », elle n'y croit pas pour demain, mais elle affiche une ferme volonté : « Se révolter n'arrangerait
rien il faut adapter son environnement et continuer à faire comme les autres. Les gens sont gentils ils veulent aider mais ils ne savent pas toujours comment faire. »
Après avoir occupé des emplois à temps partiel, Caroline a réussi le concours de rédactrice de la fonction publique territoriale il y a quatre ans.
« Quand on s'est rencontrés, la question du handicap ne s'est pas posée, ce sont les qualités de la personne qui ont prévalu, souligne le maire de Tourmignies. J'avais besoin de quelqu'un pour la comptabilité et la gestion.
Caroline travaille pour des missions et le fait qu'elle ait suivi des études supérieures a été important. C'est quelqu'un qui sait se prendre en charge et qui a la volonté d'avancer... » Même si on sent parfois un accent de résignation percer chez la jeune femme (« C'est comme ça... », murmure-t-elle de temps à autre), la volonté a tôt fait de reprendre le dessus. « C'est une entêtée, avance le maire.
C'est elle qui a trouvé la solution pour faciliter ses déplacements en faisant aménager sa voiture . Au début, elle n'y croyait pas trop. Mais avec M.
Feutrier, de la Trésorerie de Phalempin, on a, chacun, travaillé en parallèle. Une fois la décision prise par le conseil municipal, il a fallu trois mois pour que Caroline ait sa
voiture. »
source: La Voix du Nord

















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