Après une semaine bien fatigante, et je ne parle même pas de celle qui arrive, il a fallu faire plaisir aux enfants aujourd'hui et donc, direction la grande ville, à 40 km de ma campagne, pour trouver le nouveau sac Tralala de ma fille, parce qu'au lycée, les copines ont toutes ça alors tu comprends c'est très important! et acheter les chaussures que le fiston a repérées car bien sûr il n'a plus rien à se mettre aux pieds (les précédentes datent de deux mois...) Pas d'aide pour moi aujourd'hui car le papa des enfants avait bien le droit (et besoin) lui aussi d'un peu d'air en moto avec ses copains (en ce moment il assume beaucoup de choses!) Pleine d'énergie, me voici partie dans ma petite auto. Après une errance chaotique de quelques heures dans les allées du centre commercial, pas de sac adéquat trouvé et pas de décision d'achat pour les chaussures car vraiment 80 euros pour durer 2 mois ça me parait exagéré. Du coup, direction le supermarché pour ne pas rentrer sacs vides, ça tombe bien , c'est l'enseigne qui s'est associée aujourd'hui au neurodon. Arrivés aux caisses, ma fille me tend un tout petit bon (il y avait une pile d'une dizaine à chaque caisse) en me disant: - Tiens, tu es concernée, ça va t'intéresser! - Oui d'accord, mais justement moi j'ai déjà donné, d'une autre manière... - Tu sais, les gens qui ne sont pas concernés, ils ne vont rien donner, il y a tellement d'autres associations qui demandent, me réplique-t-elle à juste titre. Donc, il faut prendre le petit papier (4 cm x 2 cm !) et le donner au caissier pour qu'il rajoute deux euros de don à mon total (oui, c'est un charmant caissier aujourd'hui à cette caisse, j'ai au moins gagné ça!). Je le dispose donc sur mon premier article en attendant mon tour. Il le saisit enfin d'un air circonspect, se tourne vers moi: - Vous voulez vraiment donner deux euros? - Ben oui, bien sûr. - Vous savez, vous êtes la première de la journée (il est quand même 17h50!). - Ah bon? Il faut dire que ce n'est pas très bien organisé ni très clair pour les gens qui ne sont pas au courant de l'opération... - Le petit bon, je ne sais pas ce qu'il faut en faire maintenant, alors je vous le redonne? - Ben si vous voulez. Je le fourgue au fond de mon sac de courses avant de le recouvrir de nombreuses couches d'achats divers et encombrants. Pendant que d'une main, le caissier passe les articles en caisse, de l'autre il téléphone à la caisse centrale: - Les petits papiers pour le neurodon, on en fait quoi? .......Hein? .........Oui! .........Bon d'accord. Euh, Madame, finalement j'en ai besoin du petit papier. Me voici donc en quête de ce minuscule bon au fond du grand sac, sous une tonne de marchandise, je l'extirpe difficilement et le redonne, il griffonne dessus et le range au fond de sa caisse. Heureusement que je suis la seule à participer, sinon, vous imaginez le temps perdu pour chaque client... J'espère qu'au moins, avec mes deux euros, la recherche nous trouvera rapidement de bons médicaments, efficaces, sans effets secondaires, bon marché, de préférence à prendre par voie orale!
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