Certes cette "histoire" vient du Québec mais elle pourrait se passer à Marseille, non?!....
La cause opposant Parise Mastropaolo et la Municipalité de Saint-Jean-de-Matha sera entendue, le 30 janvier, devant le Tribunal des droits de la personne.
La Mathaloise, qui souffre de sclérose en plaques, se dit victime d’un important préjudice dû au refus de la Municipalité de l’a
ccommoder. Parise Mastropaolo utilise un
quadriporteur pour les distances de plus de 100 mètres. La citoyenne allègue qu’en ne déneigeant pas convenablement la voie publique devant sa résidence au cours de l’hiver 2005-2006, la
Municipalité a rendu son entrée principale inaccessible. Selon elle, ce refus l’a empêchée de sortir de chez elle pendant deux mois. Elle s’adresse à la Commission des droits de la personne et
des droits de la jeunesse en avril 2006 et allègue avoir été victime de discrimination fondée sur le handicap dans le contexte des biens et services ordinairement offerts au public. Elle réclame
un meilleur déneigement et une compensation financière pour le préjudice subi.
Dans une lettre adressée à Jacques Ross, résidant de Saint-Jean-de-Matha en janvier 2006, Parise Mastropaolo décrit : « Je suis prisonnière de ma maison depuis
le mois de décembre, car je ne peux me déplacer sur de longues distances sans mon quadriporteur, je n’ai même plus accès à mon courrier puisque je dois aller le chercher au coin de la rue avec
mon quadriporteur, les éboueurs laissent mes bacs en plein milieu de la rue et bientôt, ils ne ramasseront même plus les déchets tant la neige s’accumule. Le transport adapté ne peut plus
ramasser mon quadriporteur, le livreur de la pharmacie a peine à me livrer mes médicaments, pire encore, s’il y avait urgence, l’ambulance aurait de grandes difficultés à atteindre la porte
d’entrée de ma maison avec la civière ».
Parise Mastropaolo soutient que la Municipalité déneigeait la virée alors que des autobus scolaires s’y rendaient. Depuis 1999, elle se dit obligée de payer un
entrepreneur pour la faire déneiger. La citoyenne affirme aussi que l’entrée de son voisin d’en face est bien dégagée et que toute la neige de la virée se retrouve devant son entrée principale. «
Ce n’est pas une question d’argent, c’est une question de principe. » Parise Mastropaolo croit que le conflit découle, entre autres, du fait qu’elle est une femme à causes sociales qui a son
franc-parler. Elle dénonce la situation pour tous ceux qui vivent des problèmes similaires et pour la reconnaissance des personnes handicapées.
version de la Municipalité à lire dans l'article complet (lien)
Publié dans : Droits devant
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