Voici le premier échange de mails au sujet de la sep possible avec mon papa, c'était courant décembre 2006, soit deux mois avant l'IRM:
MOI: "dans ma quête de renseignements, je me demandais si le tableau clinique de mes multiples symptômes variés ne pourraient pas correspondre à des poussées de SEP. est-ce que l'irm sert à pouvoir répondre à cette question et est-ce que c'est une hypothèse valable, vu que tu n'as jamais évoqué cette possibilité , était-ce pour ne pas m'inquiéter ou parce que ce n'est pas du tout possible?"
LUI: " "Multiples symptômes variés" = à ma connaissance, paresthésies + signe de Lhermitte (flexion de la nuque entraînant douleurs ou fourmis), mais rien d'autre. L'intérêt de l'IRM est justement d'apporter des orientations que la clinique seule ne fournit pas. Une première poussée de SEP est l'une de ces hypothèses, mais ce n'est pas la seule ni a priori la plus probable. L'IRM cérébrale montre habituellement des images qui permettent, si c'est le cas, de l'évoquer. Mais surtout l'IRM a pour but de rechercher (et/ou d'éliminer) une éventuelle compression des cordons postérieurs de la moelle cervicale, qui, si c'était le cas, serait susceptible d'être levée chirurgicalement. Il se peut aussi que l'IRM ne montre rien du tout et qu'il faille se contenter d'une hypothèse inflammatoire (virale ?) sans lendemain."
MOI: "j'ajoutais à mes multiples symptômes variés la fatigue, les fausses routes, des "marches ratées " en montant les escaliers, des choses qui m'échappent des mains, quelques dysesthésies (marcher sur du carton, impression d'enserrement du thorax) et quelques hyperpathies puisqu'il m'est arrivé au moins 3, 4 fois dans l'année d'éprouver une douleur extrêmement vive bien que passagère lors d'un tout petit coup. Bien sûr tout ça n'a pas été présent toujours en même temps!"
LUI: "'il s'agit toujours de symptômes qui - pour l'essentiel - renvoient aux cordons postérieurs de la moelle (véhiculant la sensibilité profonde), sauf la fatigue (qui se comprend compte-tenu de la pénibilité des symptômes et des troubles du sommeil qu'elle entraîne). Quant aux fausses routes, elles ne m'ont pas semblé très fréquentes et, d'après ce que tu m'as dit, les réflexes de la région explorés par le médecin étaient bons.
MOI: "dans ma quête de renseignements, je me demandais si le tableau clinique de mes multiples symptômes variés ne pourraient pas correspondre à des poussées de SEP. est-ce que l'irm sert à pouvoir répondre à cette question et est-ce que c'est une hypothèse valable, vu que tu n'as jamais évoqué cette possibilité , était-ce pour ne pas m'inquiéter ou parce que ce n'est pas du tout possible?"
LUI: " "Multiples symptômes variés" = à ma connaissance, paresthésies + signe de Lhermitte (flexion de la nuque entraînant douleurs ou fourmis), mais rien d'autre. L'intérêt de l'IRM est justement d'apporter des orientations que la clinique seule ne fournit pas. Une première poussée de SEP est l'une de ces hypothèses, mais ce n'est pas la seule ni a priori la plus probable. L'IRM cérébrale montre habituellement des images qui permettent, si c'est le cas, de l'évoquer. Mais surtout l'IRM a pour but de rechercher (et/ou d'éliminer) une éventuelle compression des cordons postérieurs de la moelle cervicale, qui, si c'était le cas, serait susceptible d'être levée chirurgicalement. Il se peut aussi que l'IRM ne montre rien du tout et qu'il faille se contenter d'une hypothèse inflammatoire (virale ?) sans lendemain."
MOI: "j'ajoutais à mes multiples symptômes variés la fatigue, les fausses routes, des "marches ratées " en montant les escaliers, des choses qui m'échappent des mains, quelques dysesthésies (marcher sur du carton, impression d'enserrement du thorax) et quelques hyperpathies puisqu'il m'est arrivé au moins 3, 4 fois dans l'année d'éprouver une douleur extrêmement vive bien que passagère lors d'un tout petit coup. Bien sûr tout ça n'a pas été présent toujours en même temps!"
LUI: "'il s'agit toujours de symptômes qui - pour l'essentiel - renvoient aux cordons postérieurs de la moelle (véhiculant la sensibilité profonde), sauf la fatigue (qui se comprend compte-tenu de la pénibilité des symptômes et des troubles du sommeil qu'elle entraîne). Quant aux fausses routes, elles ne m'ont pas semblé très fréquentes et, d'après ce que tu m'as dit, les réflexes de la région explorés par le médecin étaient bons.
par La Fourmi Pat
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Chez l'docteur
Voici donc les belles images de ma 1ère IRM:
Une belle trace d'inflammation médullaire, responsable de toutes les paresthésies et autres signes de Lhermitte. La neuro s'est extasiée de la qualité des images de ce bon docteur radio qui fait vraiment les choses très bien et m'a bien laissé entendre qu'il y a encore un an ou deux, on n'aurait rien pu voir dans la zone médullaire, la technique n'était pas assez bonne.

De très nombreuses traces (taches) sous-corticales qui pour l'instant ne se sont pas manifestées sous forme de symptômes (à moins que...) Je ne vous en donne que quelques-unes, les autres étant du même genre, mais il y en a plutôt pas mal (une bonne dizaine)

On ne pourra savoir s'il y a évolution et à quel rythme qu'avec une autre IRM en comparant les deux séries d'images.
par La Fourmi Pat
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Jours d'exam
Voici donc le début des grandes aventures de "Fourmi chez le gentil radiologue"!
Après être arrivée bien en avance -même pour ça on ne se refait pas- accompagnée par mon charmant papa (si, si, c'est parce qu'il m'aime qu'il n'avait pas voulu envisager une IRM positive, enfin négative plutôt...), nous attendons une bonne heure en discutant sereinement des différences techniques entre scanner et irm et des grandes avancées technologiques qui ont jalonné les 20 dernières années. Un petit comprimé de Lexomyl pour passer le stress naissant, je peux m'amuser du bandeau déroulant en boucle en haut de la salle d'attente:
" Ce temps d'attente est prévu pour que nous ayons le temps d'accomplir les formalités administratives et pour que vous puissiez vous détendre...." Ce temps d'attente est prévu pour que vous puissiez vous détendre?!... Ben, voyons!

Enfin on vient me chercher.
Isolée dans une petite salle, on me demande de retirer tout ce qui est métallique. En fille bien prévoyante, j'étais en tenue de sport (voilà au moins une occasion pour que ça serve) et j'avais laissé à la maison tout mon attirail d'orfévrerie (c'est à dire une bague en toc!) donc bien peu de choses à enlever, si ce n'est les lunettes, les chaussures et le soutif...
Là on me demande l'ordonnance de la neurologue. Surprise, elle m'avait dit avoir tout envoyé donc je n'avais rien. J'ai expliqué alors pourquoi j'étais là et quel examen il fallait me faire:
"Mais oui, Docteur, je dois subir une IRM cérébrale et médullo-cervicale, j'vous jure..."
C'est là que je signale que je suis accompagnée par le très grand médecin "papa" qui avait envoyé une lettre avant au radiologue pour lui signaler qu'il aimerait pouvoir examiner les images en direct. Cette lettre n'avait à priori pas été reçue non plus. (pourtant, il n'y a pas de grève de la poste en ce moment?) . Heureusement, le papa, prévoyant en avait préparé une autre et on est allé le chercher. Il a pu expliquer avec de vrais mots, compréhensibles uniquement par les médecins, le pourquoi du comment j'étais là et ce qu'il fallait me faire.
Après, direction le grand tunnel.
Assez relaxée, je m'installe, sors mes boules quiès, mais non, nullement besoin de cet artifice, il y a un casque par lequel je vais pouvoir entendre les indications du médecin mais également une très "agréable" émission de radio pour jeunes, j'aurais préféré un peu de musique douce ou de jazz, mais bon, "à cheval donné, on ne regarde pas les dents!" On me coince dans tout un système de maintien de la tête et du reste, un peu trop rigide à mon goût.
Là je ferme quand même les yeux et j'attends que ça passe. Je fais tout ce qu'on me demande ou plutôt ce qu'on me demande de ne pas faire. Au moment de l'injection du produit de contraste, personne n'arrive à trouver mes veines, mais où sont-elles donc passées? Ni à gauche, ni à droite, un garrot et deux infirmières de chaque côté, c'est à qui en trouvera une en premier! ça y est, y en a une au bord externe du coude à gauche et c'est reparti pour un tour de four, dans lequel j'ai plutôt froid... La prochaine fois, je demanderai une couverture!
Après être arrivée bien en avance -même pour ça on ne se refait pas- accompagnée par mon charmant papa (si, si, c'est parce qu'il m'aime qu'il n'avait pas voulu envisager une IRM positive, enfin négative plutôt...), nous attendons une bonne heure en discutant sereinement des différences techniques entre scanner et irm et des grandes avancées technologiques qui ont jalonné les 20 dernières années. Un petit comprimé de Lexomyl pour passer le stress naissant, je peux m'amuser du bandeau déroulant en boucle en haut de la salle d'attente:
" Ce temps d'attente est prévu pour que nous ayons le temps d'accomplir les formalités administratives et pour que vous puissiez vous détendre...." Ce temps d'attente est prévu pour que vous puissiez vous détendre?!... Ben, voyons!

Enfin on vient me chercher.
Isolée dans une petite salle, on me demande de retirer tout ce qui est métallique. En fille bien prévoyante, j'étais en tenue de sport (voilà au moins une occasion pour que ça serve) et j'avais laissé à la maison tout mon attirail d'orfévrerie (c'est à dire une bague en toc!) donc bien peu de choses à enlever, si ce n'est les lunettes, les chaussures et le soutif...
Là on me demande l'ordonnance de la neurologue. Surprise, elle m'avait dit avoir tout envoyé donc je n'avais rien. J'ai expliqué alors pourquoi j'étais là et quel examen il fallait me faire:
"Mais oui, Docteur, je dois subir une IRM cérébrale et médullo-cervicale, j'vous jure..."
C'est là que je signale que je suis accompagnée par le très grand médecin "papa" qui avait envoyé une lettre avant au radiologue pour lui signaler qu'il aimerait pouvoir examiner les images en direct. Cette lettre n'avait à priori pas été reçue non plus. (pourtant, il n'y a pas de grève de la poste en ce moment?) . Heureusement, le papa, prévoyant en avait préparé une autre et on est allé le chercher. Il a pu expliquer avec de vrais mots, compréhensibles uniquement par les médecins, le pourquoi du comment j'étais là et ce qu'il fallait me faire.

Après, direction le grand tunnel.
Assez relaxée, je m'installe, sors mes boules quiès, mais non, nullement besoin de cet artifice, il y a un casque par lequel je vais pouvoir entendre les indications du médecin mais également une très "agréable" émission de radio pour jeunes, j'aurais préféré un peu de musique douce ou de jazz, mais bon, "à cheval donné, on ne regarde pas les dents!" On me coince dans tout un système de maintien de la tête et du reste, un peu trop rigide à mon goût.
Là je ferme quand même les yeux et j'attends que ça passe. Je fais tout ce qu'on me demande ou plutôt ce qu'on me demande de ne pas faire. Au moment de l'injection du produit de contraste, personne n'arrive à trouver mes veines, mais où sont-elles donc passées? Ni à gauche, ni à droite, un garrot et deux infirmières de chaque côté, c'est à qui en trouvera une en premier! ça y est, y en a une au bord externe du coude à gauche et c'est reparti pour un tour de four, dans lequel j'ai plutôt froid... La prochaine fois, je demanderai une couverture!
par La Fourmi Pat
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Jours d'exam
Alors, je vous avais prévu pour ce soir un bel article décrivant, par le menu, le déroulement de mon IRM de lundi dernier avec photos à l'appui...et j'ai changé d'avis car l'invasion a recommencé! Je ne sais pas si on peut vraiment parler de poussée, en tous cas depuis hier j'ai des épisodes courts mais fulgurants de "contractures" survenant sans prévenir - bien sûr à différents endroits du corps
(du coup ça tient plus de la puce que de la fourmi!) - et des fourmillements qui envahissent lentement ,mais sûrement, mes deux plantes de pied, mon mollet droit et les paumes de mes mains. Rajoutons à ça le stress du boulot demain et l'effondrement psychologique qui m'assaille quand tout à coup je me rends compte que ce n'est pas un rêve (cauchemar) mais que c'est bien de moi qu'il s'agit.
par La Fourmi Pat
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Vilains symptômes
Il va falloir reprendre le travail lundi. ce furent de drôles de vacances entre IRM et neuro...
Après ce début de diagnostic et cette "menace" bien réelle qui a toutes les chanc
es d'être confirmée à la PL lors de mon prochain séjour à l'hôpital, et bien après tout ça, je ne suis bien sûr plus tout à fait la même et pourtant ça ne se voit pas.
Il va falloir retrouver le contexte professionnel avec son lot de problèmes et d'agressions de toutes sortes et la FATIGUE. Et puis je ne vais pas y raconter ma vie mais il va falloir prendre trois jours d'arrêt maladie et d'habitude on se raconte tous plus au moins notre vie. Bref j'appréhende lundi, les questions éventuelles et les réponses que je n'ai pas envie de faire.
J'ai cru pendant tellement longtemps que ma fatigue n'était qu'une vue de l'esprit, que je m'écoutais trop, que tout le monde est fatigué etc... Mais maintenant je sais et ça n'arrange rien. Je n'ai ni envie de me faire plaindre, ni envie de ne pas me faire plaindre. Aïe! les tâches ont du attaquer les centres de mon raisonnement sensé!!
Après ce début de diagnostic et cette "menace" bien réelle qui a toutes les chanc
es d'être confirmée à la PL lors de mon prochain séjour à l'hôpital, et bien après tout ça, je ne suis bien sûr plus tout à fait la même et pourtant ça ne se voit pas.Il va falloir retrouver le contexte professionnel avec son lot de problèmes et d'agressions de toutes sortes et la FATIGUE. Et puis je ne vais pas y raconter ma vie mais il va falloir prendre trois jours d'arrêt maladie et d'habitude on se raconte tous plus au moins notre vie. Bref j'appréhende lundi, les questions éventuelles et les réponses que je n'ai pas envie de faire.
J'ai cru pendant tellement longtemps que ma fatigue n'était qu'une vue de l'esprit, que je m'écoutais trop, que tout le monde est fatigué etc... Mais maintenant je sais et ça n'arrange rien. Je n'ai ni envie de me faire plaindre, ni envie de ne pas me faire plaindre. Aïe! les tâches ont du attaquer les centres de mon raisonnement sensé!!
par La Fourmi Pat
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Au travail
Voilà les nouvelles du rendez-vous neuro de ce soir!
Commentaires du compte-rendu du radiologue: ce fichu foyer médullaire qui m'a causé tant de problèmes de paresthésies et autres, plus de nombreuses tâches anciennes dans le cortex cérébral, celles-là n'ont causé aucun symptôme et on ne peut pas savoir depuis quand elles occupent ma tête. Bien sûr nous avons évoqué la SEP qui se précise de plus en plus. Avant d'entamer un quelconque traitement, ma neuro veut des examens complémentaires. La prochaine étape est donc une ponction lombaire
pour l'analyse du liquide céphalo-rachidien, une prise de sang pour des analyses plus particulières dont les résultats prennent au moins 15 jours et une radio des poumons pour ne pas risquer de passer à côté d'une sarcoïdose. Tous ces examens nécessitent une hospitalisation d'une journée. Je devrais rester calme et allongée le plus longtemps possible après la PL et il y a toujours un petit risque de syndrome grippal. Je n'ai pas encore décidé d'une date. Pendant les vacances ce serait mieux mais maintenant les prochaines sont dans 6 semaines... Et puis les vacances, j'ai déjà raté celles-là avec ce fichu IRM alors si je pouvais profiter des prochaines. Donc il va falloir que je m'arrête deux, trois jours au moins pour être en forme au boulot!
Je téléphonerai lundi pour donner la date que j'aurai choisie, on ne peut pas dire que j'ai une folle envie de la faire cette PL mais au moins après je serai fixée (du moins je l'espère) et en cas de poussée on pourra tout de suite intervenir avec un traitement efficace parce que j'espère bien ne plus jamais revivre les 4 ou 5 mois de la poussée précédente.
Commentaires du compte-rendu du radiologue: ce fichu foyer médullaire qui m'a causé tant de problèmes de paresthésies et autres, plus de nombreuses tâches anciennes dans le cortex cérébral, celles-là n'ont causé aucun symptôme et on ne peut pas savoir depuis quand elles occupent ma tête. Bien sûr nous avons évoqué la SEP qui se précise de plus en plus. Avant d'entamer un quelconque traitement, ma neuro veut des examens complémentaires. La prochaine étape est donc une ponction lombaire
pour l'analyse du liquide céphalo-rachidien, une prise de sang pour des analyses plus particulières dont les résultats prennent au moins 15 jours et une radio des poumons pour ne pas risquer de passer à côté d'une sarcoïdose. Tous ces examens nécessitent une hospitalisation d'une journée. Je devrais rester calme et allongée le plus longtemps possible après la PL et il y a toujours un petit risque de syndrome grippal. Je n'ai pas encore décidé d'une date. Pendant les vacances ce serait mieux mais maintenant les prochaines sont dans 6 semaines... Et puis les vacances, j'ai déjà raté celles-là avec ce fichu IRM alors si je pouvais profiter des prochaines. Donc il va falloir que je m'arrête deux, trois jours au moins pour être en forme au boulot!Je téléphonerai lundi pour donner la date que j'aurai choisie, on ne peut pas dire que j'ai une folle envie de la faire cette PL mais au moins après je serai fixée (du moins je l'espère) et en cas de poussée on pourra tout de suite intervenir avec un traitement efficace parce que j'espère bien ne plus jamais revivre les 4 ou 5 mois de la poussée précédente.
par La Fourmi Pat
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Chez l'docteur
ça y est, la neurologue a enfin appelé pour me proposer un rendez-vous demain soir afin de discuter des résultats de l'IRM. C'est très bien sauf qu'elle a
appelé juste quand je n'étais pas là et qu'il faut donc que je fasse encore 60 km demain, avec la fatigue, chouette! Voilà les joies d'habiter en pleine campagne, pas de neurologue dans mon
village...Enfin c'est une chance, je suis encore en vacances jusqu'à lundi.
Il faut que je fasse une liste pour bien penser à lui demander tout ce que j'ai prévu. C'est toujours en ressortant qu'on repense à la chose importante qu'on a oubliée!
En tous cas, le premier rendez-vous que j'avais eu le 20 décembre, après 3 mois d'attente, m'avait permis de trouver quelqu'un qui avait l'air de comprendre mes symptômes. Elle s'est étonnée que personne, ni mon père, ni mon médecin traitant, n'ait trouvé urgent de faire quelque chose pour atténuer mes symptômes de cet été. Elle m'a dit qu'elle m'aurait proposé de la cortisone. Mon père, lui, semble penser que ce n'aurait pas été une bonne idée sans que l'on sache à l'époque de quoi il s'agissait, enfin tout ça est toujours à demi-mots et il n'y a que moi qui veuille mettre de mot exact sur tout ça. Je verrai bien demain l'avis de la neurologue.
Il faut que je fasse une liste pour bien penser à lui demander tout ce que j'ai prévu. C'est toujours en ressortant qu'on repense à la chose importante qu'on a oubliée!
En tous cas, le premier rendez-vous que j'avais eu le 20 décembre, après 3 mois d'attente, m'avait permis de trouver quelqu'un qui avait l'air de comprendre mes symptômes. Elle s'est étonnée que personne, ni mon père, ni mon médecin traitant, n'ait trouvé urgent de faire quelque chose pour atténuer mes symptômes de cet été. Elle m'a dit qu'elle m'aurait proposé de la cortisone. Mon père, lui, semble penser que ce n'aurait pas été une bonne idée sans que l'on sache à l'époque de quoi il s'agissait, enfin tout ça est toujours à demi-mots et il n'y a que moi qui veuille mettre de mot exact sur tout ça. Je verrai bien demain l'avis de la neurologue.
par La Fourmi Pat
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Chez l'docteur
Chaque examen neurologique que m'a fait mon père était tout à fait normal. Je ne sais pas ce qu'il imaginait vrai de mes symptômes, non visibles
cliniquement, juste ressentis. il m'a conseillé de faire une petite cure de vitamine
B1 (ça ne peut pas faire de mal, mais ça n'a rien changé aux symptômes). Son diagnostic, cet été, après s'être inquiété dans les deux premières semaines, vu
qu'à défaut de diminuer celà n'empirait pas, fut que les symptômes diminueraient puis disparaitraient et qu'on ne saurait jamais ce qui s'était passé mais cela n'avait pas
d'importance.
Au bout de 5 mois, il trouva intéressant que je consulte un neurologue et approuva la prescription de l'IRM cérébrale et médullo-cervicale qui fut faite.
Persuadé que l'IRM serait normale, il proposa à mes interrogations un diagnostic de SJSR. Bien que je lui disais ne pas me retrouver dans ce syndrome, il persistait encore dans la salle d'attente du radiologue. Après l'examen il commença à considérer que mon inquiétude de sep n'était pas totalement hors de propos. Bien sûr il attend quand même le rapport de la neurologue. Mais il a vu les images de l'IRM et la tâche cervicale vers C3/C4 ne fait pas de doute. Ce ne peut pas être une cause mécanique genre "nerf coincé".
Au bout de 5 mois, il trouva intéressant que je consulte un neurologue et approuva la prescription de l'IRM cérébrale et médullo-cervicale qui fut faite.
Persuadé que l'IRM serait normale, il proposa à mes interrogations un diagnostic de SJSR. Bien que je lui disais ne pas me retrouver dans ce syndrome, il persistait encore dans la salle d'attente du radiologue. Après l'examen il commença à considérer que mon inquiétude de sep n'était pas totalement hors de propos. Bien sûr il attend quand même le rapport de la neurologue. Mais il a vu les images de l'IRM et la tâche cervicale vers C3/C4 ne fait pas de doute. Ce ne peut pas être une cause mécanique genre "nerf coincé".
par La Fourmi Pat
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Chez l'docteur
Et puis les choses n'ont fait qu'empirer, mes jambes étaient comme enserrées dans une gangue de carton virtuel, les paresthésies remontaient lentement
mais sûrement. Sans partir des pieds et des jambes, ce fut en 2 ou 3 semaines, les fesses (et oui, une délicate impression d'avoir oublié un bon morceau de papier alors qu'il n'y avait vraiment
rien!!), puis tout le ventre jusqu'en dessous des côtes et les bras et les mains.
Courant août, j'avais bien du mal à tenir un crayon pour écrire, c'est comme si j'avais enfilé une bonne paire de moufles bien épaisses mais en rajoutant les douleurs du fourmillement.
En septembre, les sensations des jambes et des pieds avaient régressé mais il restait les autres, comme un pantalon trop serré sous les côtes et toujours les mains!
Si on rajoute de trop nombreuses fausses routes, même en dehors des repas (s'étrangler avec sa salive n'est pas si banal), une grande fatigue et des douleurs fulgurantes bien que ne durant pas lors de légers heurts ne conduisant même pas à des bleus, le tableau commençait à être assez désagréable.
En octobre, les paresthésies avaient régressé. Mais la fatigue subsistait ainsi que des tremblements internes dans les bras. Puis le signe de Lhermitte apparut, très désagréable; je finissais par éviter de bouger la tête, ce qui au quotidien ne facilite pas la vie!
Mon père, à l'évocation du signe de Lhermitte, trouva intéressant la proposition de mon médecin traitant de consulter un neurologue.
Et moi je commençais à consulter le net, c'est là que je tombais de plus en plus sur les sites parlant de SEP (totalement inconnue si ce n'est de nom par mon pôv' esprit embué).
Courant août, j'avais bien du mal à tenir un crayon pour écrire, c'est comme si j'avais enfilé une bonne paire de moufles bien épaisses mais en rajoutant les douleurs du fourmillement.
En septembre, les sensations des jambes et des pieds avaient régressé mais il restait les autres, comme un pantalon trop serré sous les côtes et toujours les mains!
Si on rajoute de trop nombreuses fausses routes, même en dehors des repas (s'étrangler avec sa salive n'est pas si banal), une grande fatigue et des douleurs fulgurantes bien que ne durant pas lors de légers heurts ne conduisant même pas à des bleus, le tableau commençait à être assez désagréable.
En octobre, les paresthésies avaient régressé. Mais la fatigue subsistait ainsi que des tremblements internes dans les bras. Puis le signe de Lhermitte apparut, très désagréable; je finissais par éviter de bouger la tête, ce qui au quotidien ne facilite pas la vie!
Mon père, à l'évocation du signe de Lhermitte, trouva intéressant la proposition de mon médecin traitant de consulter un neurologue.
Et moi je commençais à consulter le net, c'est là que je tombais de plus en plus sur les sites parlant de SEP (totalement inconnue si ce n'est de nom par mon pôv' esprit embué).
par La Fourmi Pat
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Vilains symptômes
Me voilà bien . moi qui était bien fatiguée ce soir... Chacune de mes soeurs (heureusement je n'en ai que deux!!) me téléphone à
tour de rôle, affolées par mon père qui leur a dit que j'allais leur expliquer. Mais leur expliquer quoi? C'est lui le médecin après tout. Et moi si je n'ai pas envie ce soir de leur raconter les
choses dans le détail. D'accord elles connaissaient bien ma petite colonie de fourmis (depuis 8 mois, ce n'est pas l'occasion qui a manquée d'en parler), et puis il n'y a rien à dire, aucun
diagnostic n'est posé; Quelques tâches qui apparaissent au contraste dans ma moelle cervicale, et ma neurologue ne m'a toujours pas appelée. Et tant qu'elle n'a pas téléphoné, la secrétaire ne veut
pas me donner de rendez-vous! Vive la dépendance.
par La Fourmi Pat
publié dans :
En famille








